Type de sol et traitements appropriés
Sol argileux :
Il est, comme son nom l’indique, essentiellement composé d’argile. Les argiles sont de très petite taille ce qui leur donne pour caractéristiques de retenir l’eau très facilement ainsi que les éléments nutritifs. On les reconnait par leur état en fonction de leur humidité. En effet, après une pluie, un sol argileux est gorgé d’eau et se transforme en boue très collante et épaisse ; on s’y enfonce facilement. Durant une sècheresse, elle est au contraire extrêmement dure et se lézarde. Humide elle colle à la pelle et à la fourche tandis que sèche elle est très compacte et dure. On y retrouve généralement des boutons d'or, pâquerettes, joncs, liserons…
Avantages : elle retient énormément d’eau et ne sèche que très lentement ce qui est un atout durant les périodes de sècheresse.
Inconvénient : son réchauffement est plus lent que pour les autres sols à la fin de l’hiver, il faut donc attendre un peu plus avant de commencer ses cultures de printemps ; elle craint également plus le gel. C’est une terre globalement dure à travailler.
Vous l’aurez donc compris, l’argile n’est pas la terre la plus facile mais avec quelques traitements elle est extrêmement fertile et devient une très bonne terre pour la culture. La première chose à savoir est qu’elle ne se travaille pas avec des engins lourds. En effet elle se tasse très facilement ce qui est mauvais pour les plantes. Il faut donc éviter de trop piétiner au pied de vos plantes et ne pas sortir des chemins dans votre potager. Le premier travail à réaliser sur une telle terre est de la rendre moins lourde en y incorporant des matériaux comme des gravillons ou du sable. Ces « gros » éléments casseront la structure de l’argile et la rendront plus malléable. Vous pouvez y incorporer du calcaire naturel qui favorisera la floculation de la terre et l’aèrera. Il convient ensuite de l’enrichir en matière organique par l’apport de compost ou fumier. Ce sol étant une très bonne réserve, les apports n’ont pas besoins d’être fréquents. Vous pouvez ensuite effectuer un paillis. Ce type de sol retient très bien les éléments nutritifs.
Sol calcaire :
Ce sol est issu de la dégradation de roche calcaire. Ce type de sol est composé de 10 à 30% de carbonate et de nombreux cailloux qui remonte à la surface lors de travail en profondeur. On reconnaît ce sol par sa couleur claire et blanchâtre. Il est extrêmement léger mais peut devenir collant lorsqu’il est mouillé. Cette terre est naturellement sèche voire poussiéreuse. On y trouve des végétaux tels que des bleuets, sablines, fumeterres, trèfles, sureaux, genévriers, sorbiers, campanules, chardons, chicorees sauvages, coquelicots, matricaires (camomille sauvage), sauges, mercuriales…
Avantages : ce sol est perméable à l’eau.
Inconvénients : ces caractéristiques négatives sont de ne pas retenir les éléments fertilisants et de favoriser la pénétration des gelées en profondeur. De plus, l’abondance de calcaire rend les éléments nutritifs indisponibles pour les plantes car ils se fixent avec le calcium pour former des complexes.
Il est donc important de réduire la proportion de calcaire dans ce type de sol. Pour cela, la meilleure solution consiste à enrichir cette terre en matière organique (fumier ou compost). Des apports réguliers de fumier et de composte devrait rendre ce sol beaucoup plus apte à la culture.
Sol sableux :
Le sol sableux est sans doute le plus simple à identifier. En effet, il a presque l’aspect du sable. Comme celui-ci, ses grains ne possèdent aucune cohésion et ne sont absolument pas solidaires. Il est bien sur extrêmement poreux et aéré. On y retrouve des végétaux comme de la bruyère, des chrysanthèmes, digitales, fougères, genets, mousses, oseilles, prèles, ravenelles, véroniques…
Avantages : sa structure le rend très perméable à l’eau comme à l’air. Il est donc très meuble et facile à travailler. Il se réchauffe très vite en été ce qui est un atout.
Inconvénients : sa très grande porosité est à l’origine d’un assèchement très rapide. De plus il ne retient pas les éléments nutritifs et ne représente donc pas une bonne réserve pour les plantes. De par sa nature rugueuse, il peut aussi être très abimant pour les outils.
Vous l’aurez donc compris, ce sol est facile à travailler mais peut s’avérer très pauvre. Il nécessite donc un arrosage fréquent et des apports fréquents en matière organique afin d’apporter au plantes les éléments nutritifs essentiels à leur bon développement. Cela évitera la perte des éléments par circulation de l’eau de pluie.
Sol humifère :
Le sol humifère est issu de la décomposition de végétaux. C’est notamment le type de sol que l’on retrouve généralement dans les forêts de feuillus qui sont suffisamment humides. Il est assez sombre et composé de nombreux petits déchets provenant de végétaux (bouts de feuilles, brindilles…). Il est très sombre. Lorsque l’on le frotte entre nos doigts, ceux-ci conserve des traces noires qui marque la forte présence de matière organique. Cette terre est plutôt aérée. On y retrouve en général des orties, fougères, boutons d'or, bruyères, digitales, genêts bruyère, des chrysanthèmes, digitales, fougères, genets, mousses, oseilles, prèles, ravenelles, véroniques…
Avantages : cette terre se travaille très facilement. Elle n’est ni trop perméable ni pas assez. Elle retient assez l’eau ce qui évite les arrosages fréquents. Sa forte teneur en composés végétaux la rend riche en matière organique ce qui rend inutile les apports en fumier et compost ou alors que rarement pour recharger ses réserves.
Inconvénients : ce sol est souvent trop acide pour certaines plantes. Il convient dans ce cas de l’enrichir en calcaire naturel pour en augmenter le pH.
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