Itinéraire d'un produit

Dans l’agriculture, les émissions de GES sont principalement dues à trois d’entre eux :

• Le protoxyde d’azote (N2O) issu des sols agricoles du fait des engrais azotés qui sont  épandus pour maximiser le rendement des cultures.
• Le méthane (CH4) émis par les ruminants (vaches, moutons, chèvres).
• Le dioxyde de carbone (CO2) est produit par l’utilisation de carburant pour les engins agricoles, pour chauffer les serres et les bâtiments d’élevage et pour la fabrication des engrais.

Lors de la transformation du produit
Plus le produit alimentaire est transformé, plus cela est coûteux en énergie et gaz frigorigène – puissant GES – pour la conservation.

 
L’emballage du produit
L’emballage alimentaire représente plus des deux tiers des emballages que nous consommons. De plus, ils nécessitent beaucoup d’énergie pour être fabriqués et retraités.


Le transport
Le transport des produits alimentaires sur des milliers de kilomètres pour les amener aux consommateurs contribue fortement aux émissions de GES. Selon les modes de transport, les aliments auront une note plus ou moins salée en GES.

Le transport par avion est environ 40 fois plus émetteur que le transport par bateau !
Le transport routier (camions) est 4 fois plus émetteur que le transport ferroviaire et 6 fois plus que le transport fluvial.

La conservation du produit
Certains aliments comme les surgelés ont un impact important sur le climat car, pour les conserver, il faut les maintenir à basse température (de la production à la consommation). Le principal problème réside donc dans les fuites de gaz frigorigène (gaz fluorés qui sont de puissants GES).



Un pot de yaourt peut parcourir plus de 9 000 Km, si on prend en compte le trajet parcouru par chacune des matières premières (fraises, lait, levures, sucre, pot, couvercle, étiquettes…) jusqu’au domicile du consommateur.

Source : guide pratique de l’Ademe « Des gaz à effet de serre dans mon assiette? », www.ademe.fr
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