Et si on changeait certaines de nos habitudes…

Le jardin écologique est un retour aux sources. Il est conçu planté et entretenu dans le respect de la biodiversité et de l’environnement. Il est réalisé principalement sans utilisation d’engrais chimiques et de pesticides, et en ayant recours à des techniques naturelles pour combattre les mauvaises herbes et les insectes ravageurs par exemple en utilisant des espèces d’insectes auxiliaires

Afin d’assurer un entretien minimum et une utilisation réduite en eau les différentes espèces végétales plantées doivent être adaptées au jardin : exposition au soleil, vent, hygrométrie, sécheresse, nature du sol.

Le jardin écologique favorise le retour des insectes pollinisateurs et des oiseaux qui chasseront les espèces nuisibles du jardin. Par exemple, en laissant un coin « sauvage » dans une partie du jardin,  on favorise le développement de nombreuses espèces comme les coccinelles dévoreuses de pucerons.

Nous pouvons distinguer plusieurs étapes dans la réalisation de ce type de jardin écologique :

1° Désherber au naturel

Existe-t-il une méthode douce pour désherber ? En attendant l’homologation des désherbants biologiques (courant 2011), voici quelques astuces et conseils pour débarrasser les petites surfaces comme les plus grandes des herbes envahissantes, sans bouleverser l’équilibre et la faune du sol et polluer son sol.

Comment bien désherber ?

Il faut avant tout savoir de quel type de plantes il s’agit. Car il suffira d’arracher la partie aérienne des herbes annuelles pour les faire mourir. Alors que toute la racine des vivaces devrait être retirée sans être cassée, au risque de la voir repousser. Il est donc nécessaire pour ces vivaces (orties, chiendent, prêle, pissenlit) d’utiliser un outil adéquat (couteau, désherbeur manuel) qui vous aidera à déterrer la racine pivotante sans l’abîmer.

Eco-astuce : Sur les grandes surfaces, pratiquer un faux semis. Préparer la terre comme si on aller semer, mais attendre 2 semaines avant le semis. Entre temps, les graines des mauvaises herbes auront levé et il ne restera plus qu’à sarcler pour se débarrasser de ces jeunes pousses.

Quels outils pour désherber ?

A la main, avec un vieux couteau de cuisine ou un outil adapté. Il existe des désherbeurs écologiques manuels étudiés pour ôter les racines même profondes.

On emploiera le désherbeur thermique sur les surfaces dallées ou gravillonnées, en terrasse, et là où la terre est difficile d’accès et où déterrer est difficile. Particulièrement efficace sur les mousses, le brûleur de mauvaises herbes est un petit chalumeau que l’on passe sur la partie aérienne de la plante pour créer un choc thermique auquel la plante ne survit pas.

Eco-astuce : Verser de l’eau bouillante sur les mauvaises herbes coincées entre les dalles.

Quand désherber ?

Au printemps et en été, avant la montée des plantes en graines. On pourra attaquer le désherbage thermique dès la fin de l’hiver.

Prévenir toute nouvelle invasion :

Une fois fait un premier désherbage « en grand », il s’agit de ne pas recommencer tous les mois, pour cela ne pas laisser la terre nue au pied et entre les plantations.

Penser :

–       aux plantes couvre-sol (sédum, lierre, véronique, heuchère)

–       au paillis naturel (paille, les coques de cacao, de l’écorce, des copeaux de bois, du gravier)

–       aux engrais verts (colza, trèfle incarnat, moutarde blanche, phacélie, sarrasin, luzerne, navette perko) : ils occuperont les plus grandes surfaces à la place des mauvaises herbes et nourriront le sol au lieu de l’épuiser.

L’éco-attitude en désherbage

En éco-jardinage, il n’existe pas de « mauvaises herbes », on parle plutôt de plantes vagabondes, aux mauvais endroits. Ne pas oublier qu’elles sont de précieuses indicatrices de la nature du sol, qu’elles abritent la faune sauvage, en particulier les insectes et que certaines protègent même les cultures des nuisibles. C’est pourquoi il se révèle utile de garder un coin de son jardin en friche et de ne pas le désherber.

L’ortie fait partie de ces plantes détestées alors qu’au jardin elle peut rendre bon nombre de services. Une fois transformée en purin, elle se révèle un excellent engrais liquide pour vos plantes.

 

Eco-astuce :

–      Les mauvaises herbes arrachées rejoignent le compost !

–      Faire le plan de son jardin : quoi planter (potager, arbres, pelouse prairie)

2° Désherber au naturel

Engrais vert

Les engrais verts sont des plantes éphémères à croissance rapide qui retiennent les éléments nutritifs du sol. Une fois décomposées, elles servent d’apport de matière organique. Les plantes le plus souvent utilisées sont : la moutarde, le colza, la phacélie ou encore la mâche. Ces plantes éphémères sont des couvre-sol temporaires qui évitent les mauvaises herbes, l’érosion et le lessivage des sols.

Leur utilisation est une bonne technique pour occuper astucieusement les parcelles nues du potager pendant l’hiver. De plus, elles se révèlent très décoratives lors de leur floraison. Si on les laisse à la surface du sol une fois fauchée, elles forment un excellent paillage.

Lorsqu’on les enfouit, leurs tiges aident l’eau à s’infiltrer dans la terre. En se décomposant ils enrichissent le sol en matière organique, elles produisent alors un engrais 100% naturel très performant qui ne nuit pas à l’environnement.

La technique des engrais verts est associée à la rotation des cultures. Diviser votre potager en 4 carrés et tous les ans faire varier les cultures, un carré reste réservé aux engrais verts. Cela permet de laisser la terre se reposer.

La rotation des cultures

Au potager, pour éviter les engrais, les cultures complémentaires tournent dans les carrés de culture. Certaines plantes puisent en effet leur nourriture (en l’occurrence l’azote) en surface tel est le cas de la laitue, des épinards, de la mâche ou des choux, mais aussi les pommes de terre ou les tomates.

D’autres au contraire puisent l’azote en profondeur comme les oignons, l’ail, les radis, les carottes, la betterave ou les navets. Et comme la nature est décidément bien faite, une troisième catégorie de plantes ont la particularité d’enrichir le jardin en azote comme les haricots, les fêves mais aussi les melons ou les potirons. En faisant une rotation des cultures, la terre s’épuise et se régénère au fil des années sans même avoir besoin d’ajouter des engrais industriels. Pour aider les plantes, un simple ajout de compost fait à la maison suffira pour obtenir un potager en pleine forme.

Planter

Pour une attitude écolo, il est important de bien choisir quelles plantes et végétaux planté.

Pour un souci de diminution de la consommation en eau il est préférable d’utiliser des plantes adaptées à la sécheresse. Il existe des jardins conçu pour arroser un minimum. Après tout dépend de l’emplacement du jardin et son ensoleillement.

Le but d’un jardin écolo est de crée aussi un écosystème, et de retrouver après un certain moment une microflore et une microfaune qui s’est installée.

4° Protéger

Lutte biologique

Grace aux Insectes auxiliaires :

–          Acarien contre l’araignée rouge : Phytoseiuluspersimilis

–          Coccinelle anti-puceron : Adaliabipunctata (coccinelle)

–          Coccinelle anti-cochenille farineuse: Cryptolaemus

–          Punaise contre les aleurodes : Macrolophuscaliginosus

–          Nématode parasite contre les limaces: Phasmarhabditis

–          Nématode contre la mouche des terreaux : Steinernema

 

Associer les plantes

Les anciens connaissaient aussi les bonnes associations de plantes pour lutter contre les nuisibles du jardin et éloigner les ravageurs et parasites.

Quelques exemples d’associations :

- Les répulsives :

Les aromatiques en règle générale du fait de leurs fortes odeurs repoussent les nuisibles.

La sauge protège ainsi les carottes de la mouche et les choux du papillon blanc ; le thym éloigne les limaces, pucerons et fourmis ; la menthe repousse la fausse teigne et le papillon blanc ; le romarin éloigne la mouche de la carotte, la chrysomèle du haricot, la fausse teigne et la piéride ; l’origan repousse les parasites de la vigne ; la sarriette repousse les pucerons ; la ciboulette et l’oignon repoussent également de nombreux parasites et maladies comme la tavelure des pommiers, la gale, les chancres ; l’ail repousse les araignées et les pucerons des haricots, tomates, radis et concombres mais aussi protège le pêcher de la cloque ; la lavande par son odeur éloigne les parasites, fourmis et pucerons ; les œillets d’Inde repoussent la mouche blanche, les pucerons et les altises ; l’euphorbe repousse les mulots, les taupes et les rats…

- Les attractives :

La capucine attire les pucerons et la chrysomèle du haricot et la mouche de la carotte ; l’ortie piquante attire les chenilles et les papillons ; la phacélie attire un grand nombre d’insectes bénéfiques dans le jardin (les syrphidés prédateurs de pucerons, les carabes et les parasitaires de la cochenille de San José). Cette plante très mellifère attire également les insectes pollinisateurs. La sarriette est également très mellifère…