Principe des panneaux photovoltaïques

Il faut installer un onduleur qui transforme le courant continu en courant alternatif utilisable dans la maison.

Comme pour l’électricité d’origine éolienne, il est possible soit de stocker l’électricité dans des batteries (peu rentable car les batteries ont une faible durée de vie), soit d’avoir une source d’appoint qui prenne le relais en cas de pénurie (groupe électrogène, chaudière, ou réseau d’électricité classique, par exemple).

Les différents types de modules

Le classique panneau solaire rigide sur le toit n’est plus la seule solution : les fabricants sont aujourd’hui nombreux et les techniques d’intégration dans la toiture ou sur les façades fournissent autant de solutions adaptées à chaque type de maison.

Photovolt

Une des dernières innovations en la matière est la plaque solaire photovoltaïque souple, qui s’adapte sur toute forme architecturale, permettant une parfaite intégration sur la façade ou le toit.

Nous ne pouvons que vous conseiller de rechercher le type de produit en fonction de l’intégration que vous souhaitez sur votre maison, et de consulter plusieurs fournisseurs et installateurs, après avoir déterminé précisément vos besoins.

Par ailleurs, on note l’apparition de nouvelles technologies. L’entrepreneur Woods et l’électricien Mensch ont collaboré pour construire un panneau solaire 15 fois plus puissant que les panneaux actuels (qui capture tous les spectres de la lumière). Financièrement, cela reviendrait à 19 000 dollars, pour chauffer une maison traditionnelle, contre 30 000 dollars pour des panneaux conventionels. Cependant cette technologie n’est pas encore commercialisée à grande échelle.

Avantages

  • Energie renouvelable sans aucune émission durant l’utilisation.
  • Durée de vie des modules : de 20 à 30 ans en moyenne (garantis 25 ans).
  • Autonomie totale de la maison possible dans les zones les plus ensoleillées.
  • Installation et maintenance faciles.
  • Le marché se développe : choix croissant de produits, et prix décroissants.
  • Possibilité de revendre les excédents à EDF et contrat de compensation énergétique par EDF en cas de pénurie.
  • Energie de fabrication (énergie grise) d’un module compensée en 5 ans, et tous ses composants sont recyclables.

Inconvénients

  • L’électricité photovoltaïque reste encore plus chère que l’électricité classique du réseau (coût d’installation élevé, amortissement à long terme). On estime à 25 000 euros les 20 m2 de capteurs qui permettent de chauffer une surface de 150 m2.
  • La mise en place du panneau doit être précise afin d’optimiser le rendement du panneau (il faut orienter les capteurs plein sud avec une inclinaison de 45°).
  • L’entretien du panneau solaire (il faut changer les vitres lorsqu’elles ne sont plus transparentes).
  • Le photovoltaïque coûte deux fois plus cher que le thermique.
  • Dépendance à l’ensoleillement, nécessité d’une source d’appoint dans la plupart des régions françaises.
  • Compromis esthétique/meilleur ensoleillement parfois difficile.

Les coûts

Il faut compter 6000 à 8000 € HT pour l’achat d’une centrale de 1 kWc (kilowatt crêtes), soit environ 10 mètres carrés de capteurs, sachant qu’il faut environ 2,2 kWc soit 20 m² de panneaux pour subvenir aux besoins d’une maison familiale de 5 personnes.

La maintenance de panneaux photovoltaïques est nulle. La revente de l’électricité exécendaire produite à EDF contribue à l’amortissement dans la durée d’un tel équipement (Retour sur investissement en environ 10 ans).

Compter un prix de revente (au 01/01/2010) variant de 31.4 c€ / kWh à 58 c€ / kWh produit selon la typologie de du bâtiment (habitation, bureaux, granges…) et si les panneaux sont « intégrés » dans la structure du bâtiment : panneaux constitutifs du toit ou de la façade.

Ces tarifs resteront inchangés jusqu’en 2012.

La Corse, les départements et collectivités d’outre mer bénéficient d’un régime particulier.