Principe de fonctionnement d’une VMC

L’aération a un rôle primordial dans l’isolation d’une maison. Les principales déperditions de chaleur se font essentiellement au niveau de la VMC (Ventilation Mécanique Controlée) qui pompe l’air vicié de la maison pour l’en extraire. En plein hiver l’air chaud de la maison est donc expulsé et un air neuf mais froid rentre directement au niveau de la charpente des fenêtres et des autres sources d’aération directes de la maison. En été le phénomène est à peu près similaire en faisant sortir l’air frais de la maison et en faisant rentrer l’air chaud extérieur.

VMC double flux

Il est possible de rendre sa VMC plus performante grâce notamment à des VMC double flux. Grâce à un échange air-air, elles permettent de réchauffer l’air entrant (froid) par l’air sortant (chaud) et ainsi récupérer de la chaleur qui aurait été perdue, sans nuire à la qualité de l’air entrant.

VMC_double-2

VMC pilotée

Il existe aussi des VMC pilotées qui font varier leur taux de renouvellement d’air en fonction de l’humidité de la pièce, grâce à des capteurs d’humidité. Ainsi une pièce qui sert peu gardera une humidité faible et son air ne sera pas constamment renouvelé, gardant ainsi la chaleur. Les déperditions de chaleur seront donc limitées, permettant des économies d’énergies.

Le puits canadien ou provençal

Le système phare dans le domaine, mais aussi le plus coûteux est le puits canadien ou puits provençal. Le principe est de faire cheminer l’air par des canalisations dans le sol avant qu’il n’entre dans la maison.

L’air est capté dans le jardin de la maison, il circule par des gaines en plastique sur un linéaire d’au moins 30 mètres dans le sol par une profondeur de 1 à 5 mètres. A cette profondeur la température du sol a une température constante comprise entre 11°C en hiver et 15°C en été.

  • Fonctionnement du puits canadien en Hiver :

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Faire circuler l’air via ce puits permettra de légèrement réchauffer l’air en hiver. Au lieu de faire pénétrer un air proche de 0°C dans la maison il rentrera à une température de 10 ou 11°C. Ceci permettra donc de réaliser une économie de chauffage simplement en utilisant l’inertie thermique du sol. Plus le puits canadien sera profond (pas plus de 5m), plus l’inertie sera grande et son fonctionnement important.

  • Fonctionnement du puits canadien en été :

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L’inertie thermique du sol en hiver est aussi valable en été. La température du sol gardera donc une température voisine de 15 °C même au plus chaud de l’été. L’air circulant dans le puits canadien en été permettra donc cette fois-ci de le rafraîchir. Au lieu d’avoir un air rentrant dans la maison proche de 30°C, celui-ci rentrera à une température proche de 15°C agissant comme une climatisation naturelle.

Les précautions à prendre

Cependant, il faut se méfier des zones sensibles au radon (gaz radioactif cancérigène). Il faut éviter d’avoir des raccords dans le sol pour empêcher les infiltrations de radon qui se retrouverait dans l’air intérieur.

Lors de l’installation de ce type de système toutes les précautions doivent être prises pour éviter le vieillissement du système et son encrassement, au risque de fortement polluer l’air de la maison.

Les coûts

Les coûts dépendent fortement de la prise en compte de ce type d’installation lors de la conception de la maison. Le prix est en effet fortement revu à la baisse s’il est prévu lors du terrassement de la maison. Il reste applicable sur des maisons déjà existantes mais les coûts de terrassement peuvent largement faire augmenter le prix pour l’installation de puits canadiens.

En ce qui concerne les VMC, il est également préférable d’étudier leur installation dès la conception de la maison mais on peut facilement les installer sur des maisons existantes.